Critique

 

Une joie féroce (Sorj Chalandon)

note: 2Une joie féroce Danny - 6 octobre 2019

Jeanne découvre qu’elle a un cancer au sein. C’est une nouvelle écrasante qui la stupéfie d’abord. Elle, la douce, gentille et attentionnée femme, subit le parcours des examens jusqu’au diagnostic implacable. A ses cotés son mari, aimé, qui ne la voit pas, ne la supporte pas malade, et très vite, la quitte de façon ignoble. Sa vie, du moins ce qu’il en restait, est anéantie. Mais elle rencontre 3 autres femmes qui, comme elle, sont blessées par la vie. Maladies et surtout, mal d’enfants. Elles réagissent en «détruisant le pavillon des cancéreuses pour élever une citadelle joyeuse ». D’où le titre.
La première partie du livre, qui décrit avec une minutie glaçante l’annonce et l’installation dans le cancer pour Jeanne est remarquable. Terrifiante et remarquable cette dégringolade vers l’anéantissement. Terrifiant le rôle du mari….
Puis la deuxième partie, la rencontre avec les 3 autres femmes, commence de façon « normale », petites touches qui dessinent des caractères. Puis c’est le basculement vers quelque chose que j’ai trouvé totalement artificiel, rocambolesque, auquel je n’ai pas cru une seconde. Et c’est la partie essentielle du livre.
J’ai trouvé cela gênant. La fin du coup ne m’a pas convaincue. C’est toujours bien écrit. Mais c’est trop bancal. Je ne savais rien du livre, choisi pour l’auteur. Ce n’est pas le S.C. que j’apprécie beaucoup.