Critique

 

La danse du temps (Anne Tyler)

note: 1 Nadine - 5 juin 2019

Un roman complètement invraisemblable de platitudes, de clichés, de mièvreries. A la rigueur, la première partie démarrait plutôt bien : l’enfance de Willa, partagée entre un père gentillet et une mère instable la conduit à choisir une vie rangée et sécurisante : ses études, son mariage, ses enfants, son veuvage et son remariage passent à toute vitesse et c’est un peu dommage. Mais le roman bascule quand à 60 ans, elle répond à la demande d’une inconnue qui la sollicite pour garder une fillette à l’autre bout du pays, parce que la maman a une fracture à la jambe. Ce serait la fille d’une ancienne petite amie de son fils. Et là, on se noie dans les invraisemblances au pays des bisounours : un milieu où tout le monde est gentil, s’entraide, pend soin les uns des autres … (mais on fait appel à une inconnue à l’autre bout des USA pour garder la fillette de 11 ans ?). Willa va carrément s’installer dans la famille et enfin se sentir utile à quelque chose. La fillette est horripilante, alors qu’elle est présentée comme dégourdie et autonome. C’est pathétique. Les dialogues sont d’une platitude et d’une inutilité !!! Petit apitoiement cependant : la relation très triste qu’entretiennent les fils adultes de Willa avec leur mère qui ne compte pas du tout dans leur vie. Idem pour la sœur cadette de Willa qui la complètement rayée de sa vie. Si vous vous posez des questions subliminales sur le sens de la vie, à éviter !